Philosophie

Laurence Keunebrock

Une vocation qui a du sens

Je viens du monde de la chimie, celui où tout est quantifiable, où tout est rationnel. Je suis titulaire d’une maîtrise de méthodes physicochimique d’analyse et d’un doctorat de pharmacie. J’ai pratiqué la pharmacie d’officine pendant vingt ans. Ainsi, j’ai délivré au comptoir des tonnes de médicaments, j’en ai repris autant à détruire.. Mais ce n’était pas grave, car j’ai réellement pensé que le médicament venait à bout de tout. J’ai constaté l’inverse dans la durée. Je suis en faveur du médicament, mais pas pour tout et n’importe quoi et sûrement pas pour venir en aide à une santé défaillante suite à une mauvaise alimentation.

Aujourd’hui, on meurt plus vieux, c’est un fait, mais dans quel état ?

Avec un nombre incalculable de maladies métaboliques dues à notre alimentation et notre mode de vie en grande partie. J’ai aussi pu constater que le médicament à déresponsabilisé les gens par rapport à leur état de santé. En effet, aujourd’hui, il est facile de prendre un médicament contre le cholestérol ou le diabète pour normaliser le tout mais tellement plus difficile et contraignant d’observer son mode nutritionnel et de regarder là ou on n’est pas bon… J’ai donc quitté mon métier et je suis allée me former à l’école Lyonnaise des plantes, puis à l’école Bretonne d’herboristerie dans le nord Finistère, pour enfin comprendre le lien entre santé et alimentation. Avant de donner des conseils aux autres, j’ai donc appliqué ces principes à moi.

Changer de mode alimentaire ?

Je suis une ancienne adepte de la junk food et il m’a fallu un an et demi pour changer de mode alimentaire. Je n’ai rien éliminé totalement de mon alimentation sauf tout ce qui est préparé industriellement et donc ce qui est trop gras, trop sucré, trop salé et… trop cher ! Il ne faut pas croire, je ne suis pas dans le tout bio, sans gluten, sans lait, sans ci, sans ça, mais je m’efforce d’aller chercher mes aliments au plus près des producteurs, j’ai quitté le monde des hypermarchés. J’achète peu, du bon et j’ai divisé mon panier mensuel par deux ! Je pense qu’effectivement le lait en brique (reconstitué) est un aliment pro inflammatoire mais pas le bon lait de la ferme microfiltré qui se conserve juste quelques jours et qui se déguste en chocolat chaud avec les enfants après une bonne balade au froid, de temps en temps. C’est sûr, on épluche les légumes et parfois c’est rasoir, mais au fond pas tant que cela, car quand on réfléchit bien , les fruits et légumes sont des plantes et donc ce sont de vrais médicaments à eux tout seuls. Chaque fruit et légume a un potentiel santé.

Eh oui ! Tout le monde sait qu’il faut consommer cinq fruits et légumes par jour, mais personne ne sait pourquoi. À l’Herberie, je l’explique…

C’est là que mon métier a pris tout son sens car j’ai plaisir à expliquer tout cela : « que la tisane n’a pas de sens si on continue à manger comme on le fait ».

D’où proviennent les plantes
et les producteurs ?

L’Herberie travaille en grande majorité, pour les plantes européennes, avec une coopérative de producteurs français, adhérents au syndicat des simples, qui fixe une charte au delà des recommandations biologiques actuelles.

Nos plantes et producteurs

assiette santé

L’assiette santé

Non, il ne sert à rien d’acheter cette fameuse margarine aux omégas 3 pour être débarrassé de son hypercholestérolémie, ni d’arrêter les œufs …Ce n’est pas si simple.

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